Wat Nong No Nuea วัดหนองโนเหนือ

Le Wat Nong No Nuea est un temple historique dans la province de Saraburi, près du spectaculaire Wat Phra Phuttha Saeng Tham (วัดพระพุทธแสงธรรม).

Ce monastère vaut le détour pour son ancien Ubosot. Il renferme des peintures murales anciennes, ainsi que deux bouddhas bénéficiant d’une grande sacralité.

Entouré par un mur d’enceinte, cet Ubosot devenu Viharn fut rénové en 2017. Il fut édifié au début du XIXe siècle.

Avant restauration (2017)

Wat Nong No Nuea

Après restauration (2019)

L’unique porte d’entrée vous fait pénétrer dans une salle sombre mais colorée grâce aux peintures murales qui subsistent tant bien que mal.

Le panneau informatif nous apprend qu’elles furent réalisées à l’époque du roi Rama II, au XIXe siècle.

วัดหนองโนเหนือ

Les peintures datent du XIXe siècle

Par leur style et leur ancienneté, elles apparaissent similaires à celles d’un temple du village voisin, le Wat Nong Yao Sung (วัดหนองยาวสูง). Au Wat Nong No Nuea, elles dépeignent la vie du Bouddha et sa vie antérieure sur la partie haute des murs, mais aussi le mode de vie des villageois à l’époque.

À l’instar d’autres villages environnants, ces habitants étaient des Tai Yuan (ไทยวน), c’est-à-dire des Thaïs originaires du nord du pays arrivés dans la région au début de la période Rattanakosin.

Ces peintures remarquables sont l’un des trésors artistiques de la province de Saraburi. Elles regorgent de détails, parfois étonnants.

Le jacquier à l’honneur

Au-delà des peintures, la dimension spirituelle de la salle se concentre vers les deux bouddhas principaux, similaires par leur style et leur posture.

Ils sont nommés Luang Po Muang Raeng (หลวงพ่อม่วงแร้ง), aussi orthographié Luang Po Muang Laeng (หลวงพ่อม่วงแล้ง) selon la source consultée.

D’après la croyance davantage que par leur apparence, ils seraient âgés de sept siècles, soit à l’époque du roi U-Thong, le premier monarque du Royaume d’Ayutthaya.

Wat Nong No Nuea

Luang Po Muang Raeng (หลวงพ่อม่วงแร้ง)

Les bouddhas importants du royaume sont généralement liés à une légende ou des croyances spécifiques, raisons pour laquelle ils sortent du lot.

Ainsi, selon la brochure, un moine cru comprendre que ces bouddhas souhaitaient manger des fruits jacquier (Khanun en thaïlandais – ขนุน).

Il les fit alors transporter au Wat Nong No Nuea depuis leur lieu de culte originel, un temple en ruines à quelques kilomètres de là, le Wat Khok Muang Raeng (วัด​โคก​ม่วง​แร้ง), ou Wat Khok Pong Laeng (วัด​โคก​โป่ง​แล้ง​) selon l’orthographe.

Depuis ce jour de l’année 1830, la coutume veut d’offrir des jacquiers à ces deux bouddhas. Ils sont à déposer devant eux.

Wat Nong No Nuea

Offrandes de fruits du jacquier

Avec le temps, le fruit jacquier fut intrinsèquement lié au Wat Nong No Nuea, si bien qu’un festival organisé en mars ou avril dans l’enceinte du monastère célèbre ce fruit méconnu.

Pour les curieux, si vous vous rendez au Wat Khok Muang Raeng, c’est-à-dire le temple abandonné d’où sont originaires les deux bouddhas, vous découvrirez quelques rares vestiges au milieu des rizières, un pavillon moderne, un arbre de la Bodhi, et les répliques de Luang Po Muang Raeng.

Répliques au Wat Khok Muang Raeng

Coordonnées GPS Wat Nong No Nuea : N 14°29’36 E100°51’46

Coordonnées GPS Wat Khok Muang Raeng : N 14°28’7 E100°47’22

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