Wat Paleilai Worawihan วัดป่าเลไลยก์วรวิหาร

Classé sous patronage royal, le Wat Palelai Worawihan est le temple le plus important de la province de Suphanburi.

Son nom est une référence à la forêt Pârileyyaka dans laquelle le Bouddha s’isola à la suite de dissensions dans la communauté monastique. Alors qu’il méditait, un éléphant solitaire et un singe veillèrent sur lui.

Au retour du Bouddha dans le monde des hommes, l’éléphant mourut de chagrin.

Selon le Jean Boisselier, cette période d’isolement dans la forêt « révèle à la fois l’intérêt de la retraite solitaire en forêt et le bien que procure à tout être la fréquentation du Bouddha ».1

De cet épisode est née la posture du Bouddha nommée Pang Paleilaï (ปางป่าเลไลยก์) en thaïlandais. Cette représentation est associée à la deuxième partie de la journée du mercredi.

Le Bouddha est représenté assis, comme sur une chaise, la paume de sa main droite tournée vers le haut. Le singe et l’éléphant sont accroupis à ses pieds.

Le Wat Paleilai Worawihan doit sa dénomination à un bouddha géant dans cette position.

Ancien de plusieurs siècles mais restauré à maintes reprises, il est surnommé Luang Po To (หลวงพ่อโต). Il atteint 23 mètres de haut. C’est le plus grand de Thaïlande dans cette posture, du moins parmi les bouddhas historiques.

Ses origines remonteraient au début de la période Ayutthaya, lorsque Suphanburi était un avant-poste stratégique du nouveau royaume.

วัดป่าเลไลยก์วรวิหาร

Grand Viharn hébergeant Luang Po To

Wat Paleilai Worawihan

Luang Po To (หลวงพ่อโต)

D’après son visage aux traits carrés et son sourire discret, Luang Po To est de style dit U-Thong.

Wat Paleilai Worawihan

Le cloitre

L’imposant Viharn dans lequel siège le bouddha est délimité sur trois côtés par des galeries décorées par des peintures.

Elles racontent le poème épique Khun Chang Khun Phaen (ขุนช้างขุนแผน), un monument de la littérature siamoise mêlant tragédie amoureuse et description d’une Thaïlande qui n’existe plus.

Le Wat Palelai étant évoqué dans le récit, cela explique la présence des peintures. Par chance, chaque scène est décrite en anglais.

Pour en savoir plus sur cette œuvre littéraire, je vous conseille un article rédigé par le duo Alain et Bernard, en cliquant ici.

Peintures dans le cloitre

Elles racontent le poème épique Khun Chang Khun Phaen (ขุนช้างขุนแผน)

Wat Paleilai Worawihan

Maison en bois

Plus loin dans l’enceinte du monastère, une maison traditionnelle est appelée Ban Khun Chang (บ้านขุนช้าง), soit la maison de Khun Chang, l’un des trois personnages principaux.

Par ailleurs, la maison de son adversaire, le dénommé Khun Phaen (ขุนแผน), est situé au Wat Khae (วัดแค), un autre temple important à Suphanburi.

Maison de Khun Chang

Nouvel Ubosot

L’Ubosot parait bien modeste en comparaison du Viharn, et c’est sans doute pour cette raison qu’un nouvel Ubosot était en construction fin 2016.

Il n’était pas achevé mais les ornements extérieurs laissent présager d’un nouvel édifice attrayant pour ce monastère emblématique de Suphanburi.

Coordonnées GPS : N 14°28’29 E100°5’41

  1. Jean Boisselier, La sagesse du Bouddha, Paris, Gallimard, 1993, pp. 94-95
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