Wat Phra Pathom Chedi วัดพระปฐมเจดีย์

Le Wat Phra Pathom Chedi, de son nom complet le Wat Phra Pathom Chedi Ratcha Woramawiharn (วัดพระปฐมเจดีย์ราชวรมหาวิหาร ), est le plus beau et le plus important temple de la province de Nakhon Pathom.

Trônant en plein centre de la ville moderne qui s’est formé au XIXe siècle, il se distingue à plusieurs kilomètres à la ronde grâce à son Chedi gigantesque, l’un des plus colossaux au monde du haut de ses 120 mètres de hauteur.

S’il s’agit d’un lieu historique, l’un des lieux de culte les plus anciens de Thaïlande, la structure actuelle fut constituée au XIXe siècle, sous l’impulsion du roi Mongkut, ou Rama IV.1

Ce monastère est aujourd’hui immense et offre aux visiteurs un véritable concentré de l’architecture et de la statuaire bouddhique en Thaïlande.

Difficile de tout décrire ici mais pour l’essentiel, le temple se déploie autour du Chedi, avec notamment quatre Viharn accolés au stupa, situés aux différents points cardinaux, chacun possédant son originalité que je vous invite à découvrir.

Ils sont reliés entre-deux par un cloître qui suit la base arrondie du Chedi. Sur la partie extérieure de ce cloître, des bouddhas sont alignés. L’aspect intéressant de ces statues est que chacune effectue une mudra différente, de sorte que vous découvrirez des gestes symboliques que vous ne retrouvez pratiquement nulle part ailleurs en Thaïlande.

Autour de la base du stupa

Autour de la base du stupa

Le cloître extérieur

Le cloître extérieur et ses bouddhas alignés

Peintures murales dans l'un des Viharn

Peintures murales dans l’un des Viharn

bouddha couché dans le Viharn ouest

bouddha allongé dans le Viharn ouest

Trois bouddhas exceptionnels

Le Wat Phra Pathom Chedi a également le privilège d’accueillir dans son enceinte plusieurs bouddhas exceptionnels, ayant une importance historique, religieuse, artistique et culturelle inestimables. Trois d’entre-eux méritent amplement une présentation succincte.

Le premier se trouve être le bouddha debout qui fait face à l’entrée nord du monastère. Haut de sept mètres de haut, il est originaire de Si Satchanalaï, d’où le fait que son apparence rappelle le style Sukhothaï.

Au début du XXe siècle, lors d’une visite à Si Satchanalaï du roi Vajiravudh, ou Rama VI, différents morceaux furent identifiés. La statue originelle fut ainsi réassemblée à Bangkok avant d’être placée à la base du Pathom Chedi.

De tous les sanctuaires et bouddhas présents dans ce monastère, il s’agit du plus populaire, là où les fidèles sont les plus nombreux à venir prier.

bouddha debout provenant de Si Satchanalaï

Célèbre bouddha provenant de Si Satchanalaï

Les deux autres bouddhas à ne pas manquer sont similaires par leur apparence. Le premier est situé face à l’entrée sud du Chedi, tandis que le second est dans l’Ubosot.

Ces deux-là sont encore plus anciens que le précédent car il s’agit deux statues de l’ère Dvâravatî, sculptées en pierre au VIIe ou VIIIe siècle.

Bien que profondément restaurés dans les années 60, ils sont un témoignage limpide de la statuaire Dvâravatî dans cette région il y a plus d’un millénaire.2

bouddha de style Dvaravati dans l'Ubosot

bouddha dans l’Ubosot

bouddha de l'époque Dvâravatî

Le bouddha de l’époque Dvâravatî

bouddha de l'époque Dvâravatî

Le second bouddha de l’époque Dvâravatî, placé à l’entrée sud du Chedi

Le Wat Phra Pathom Chedi étant immense et intéressant à bien des égards, je vous conseille d’effectuer cette visite avec un guide si vous en avez l’occasion, afin d’en apprécier au mieux toutes ses qualités.

Le ticket d’entrée pour les étrangers s’élève à 40 bahts.

Coordonnées GPS: N 13°49’14 E100°3’36

  1. Pour un historique des lieux et de la reconstruction de ce Chedi et de la ville, voir: Boisselier Jean. La reconstruction de Phra Pathom Chedi. Quelques précisions sur le site de Nakhon Pathom.. In: Aséanie 6, 2000. pp. 159-189;
  2. Pour en savoir plus sur ces statues, vous pouvez consulter un article de Nicolas Revire sur le sujet: Nicolas Revire, “Five Monumental Bhadrasana Buddhas from Nakhon Pathom”, Orientations, Vol 45., N°3, 2014, 18-24pp.
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