Wat Tai Ton Lan วัดใต้ต้นลาน

Au nord de la province de Chonburi, le Wat Tai Ton Lan est l’un des plus anciens temples de la province, mais surtout l’un des plus beaux.

D’après le panneau informatif, les origines de ce monastère remontent à l’année 2380 du calendrier thaïlandais, soit 1837. Entièrement rénové depuis, les derniers travaux ont pris fin en 2017.

Si de l’extérieur, les murs blancs de l’Ubosot attirent l’œil, jetez un coup d’œil à ses superbes gables, de chaque côté de l’édifice, mélangeant le bois et des incrustations de miroirs bleutés.

Un gardien du temple

L'Ubosot et ses gables et lambrequins en bois

L’Ubosot et ses gables et lambrequins en bois

Cependant, c’est surtout l’intérieur de cette salle d’ordination qui mérite le détour. Le bouddha principal y est largement surélevé au milieu de peintures murales pleines de couleurs.

Sur les côtés, sur la partie haute, elles dépeignent une assemblée de Devas. Au niveau des fenêtres, ce sont les étapes clés de la vie de Siddhartha Gautama qui sont représentées.

Cette partie est d’ailleurs la plus ancienne et remonte aux origines du temple, il y a près de deux siècles. Si d’autres peintures ont existé par le passé en dessous, elles ont depuis quasiment disparues.

Les différents niveaux des peintures

Les différents niveaux des peintures

L'enfer...

L’enfer…

Derrière la statue principale, on reconnait la représentation classique où le Bouddha redescend sur Terre à Sankassa, en Inde, après avoir prêché à sa mère décédée.

Quant au dernier mur, face à la statue principale, il dépeint une autre scène habituelle où Siddhartha Gautama prend la Terre à témoin en la touchant de sa main droite. Ce geste fait surgir Phra Mae Thorani (พระแม่ธรณี), la déesse de la Terre, qui chasse, grâce à l’eau essorée de sa chevelure, l’impertinent Māra et ses troupes, personnification du désir.

La célèbre scène de la prise de la terre à témoin

La célèbre scène de la prise de la terre à témoin

Un autre édifice particulièrement intéressant du Wat Tai Ton Lan se trouve être sa bibliothèque protégeant les écritures sacrées, notamment le canon Pali, appelé Tipitaka (พระไตรปิฎก).

Cet Ho Traï (หอไตร) en bois est posé sur pilotis au milieu d’un étang. Il s’agit d’une architecture classique où l’idée consiste à protéger les manuscrits contre d’éventuels animaux ou insectes en les surélevant et les isolant au dessus du bassin.

Ho Traï (หอไตร), la bibliothèque sur pilotis

Ho Traï (หอไตร), la bibliothèque sur pilotis

Cette bibliothèque démontre la qualité de l’artisanat local puisque même son toit a été finement travaillé, avec notamment quatre gables dessinant des personnages dorés.

Coordonnées GPS : N 13°29’29 E 101°10’54

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