Wat Sothon Wararam Worawihan วัดโสธรวรารามวรวิหาร
À moins d’une heure à l’est de Bangkok, la ville de Chachoengsao abrite l’un des monastères bouddhistes les plus importants de Thaïlande.
Classé sous patronage royal, le Wat Sothon Wararam Worawihan, ou simplement Wat Sothon, borde le fleuve Bang Pakong, au sud de la ville.
Sa renommée est tellement forte, les visiteurs quotidiens si nombreux, que la ville tend aujourd’hui à s’étendre et se centraliser autour de ce monastère.
Le bouddha sacré Luang Po Sothon
S’il est célèbre, le Wat Sothon le doit à sa statue principale. Nommé Luang Po Sothon (หลวงพ่อโสธร), ce bouddha est renommé dans toutes les contrées siamoises et fait de ce monastère un lieu de pèlerinage majeur en Thaïlande.
D’ailleurs, les répliques de cette statue sont innombrables et vous les retrouvez dans de nombreux lieux de cultes à travers tout le pays.
Vous pouvez d’ailleurs trouver un aperçu des temples accueillant des répliques significatives de cette statue en cliquant ici.
De nos jours, Luang Po Sothon est exposé dans un immense édifice, à l’architecture flamboyante. C’est devenu l’un des symboles de la ville et de la province de Chachoengsao.
À l’intérieur, dans la salle principale dont le plafond dépeint un ciel étoilé, plusieurs sculptures sont disposées sur un autel. Il est interdit de les approcher.

Édifice monumental accueillant la statue sacrée

Identifier Luang Po Sothon
Luang Po Sothon se trouve ici, sur l’autel au milieu de la pièce. Mais encore faut-il pouvoir l’identifier et ce n’est pas si évident, ayant d’ailleurs entendu sur place des Thaïlandais se demander de quelle statue il s’agissait.
Pour vous faciliter la tâche, Luang Po Sothon est l’une des deux imposantes statues, plus précisément celle au premier plan lorsque vous les regardez de face.

La statue sacrée se trouve parmi cette assemblée

Luang Po Sothon (หลวงพ่อโสธร), au premier plan
Un détail en particulier permet de distinguer Luang Po Sothon de tous les autres bouddhas, et cela vaut autant pour la statue originale que ses multiples répliques à travers le royaume.
Si vous observez son ushnisha, c’est-à-dire sa protubérance crânienne, vous observez que Luang Po Sothon n’est pas doté d’un bouton de lotus à l’instar des bouddhas de style Chiang Saen, ni d’une flamme du registre de Sukhothaï, et plus généralement des bouddhas modernes.
Ce bouddha possède un véritable pic en forme de cône, homogène et sans aspérités, un détail qui permet de les reconnaitre, lui et ses répliques.
Vient alors la question des raisons de sa célébrité ? La réponse peut se résumer à une croyance qui voudrait que cette statue aurait été récupérée dans le fleuve jouxtant le temple alors qu’elle flottait et s’en allait vers la mer, il y a plus de deux siècles.
Elle acquit dès lors une sacralité qui ne se dément pas, les milliers de Thaïlandais chaque jour venant lui demander ses faveurs.
Dans un hall adjacent à cet immense édifice, une réplique est recouverte d’or par les fidèles.
La coutume veut que lorsqu’un souhait se soit réalisé, la personne revienne pour faire une offrande au monastère.
Cela prend souvent la forme de douzaines d’œufs, ou bien, dans un registre différent, d’une danse traditionnelle offerte à la statue, comme par exemple au sanctuaire Erawan, à Bangkok.
Le fleuve Bang Pakong
Sur place, il ne faut pas manquer la partie à l’arrière des édifices. Son parvis agrémenté de jardins vous dirigent jusqu’au fleuve. De là, vous bénéficierez de la meilleure vue sur l’édifice principal.
Sur un côté, vous pourrez aussi découvrir un sanctuaire chinois, plus spécifiquement un hall végétarien nommé Rong Jae Luang Po Sothon (โรงเจหลวงพ่อโสธร). Il est donc lié au monastère.


Fleuve Bang Pakong

Sanctuaire chinois près du fleuve
Coordonnées GPS: N 13°40’26 E101°3’60
