Wat Onoi วัดอ้อน้อย

Le Wat Onoï est un magnifique temple de la province de Nakhon Pathom, possédant deux parties distinctes.

La première prend la forme d’un sanctuaire chinois, plus spécifiquement un hall végétarien du nom de Ho Khunnatham Fah Vegetarian House (โรงเจหอคุณธรรมฟ้า). En réalité, il ne s’agit pas à proprement parler du Wat Onoï mais les deux entités semblent être liées.

Sur place, vous passez d’abord sous l’immense porte du paradis (Pratu Sawan – ประตู​สวรรค์), en photo en haut de cette page. Directement à sa suite se trouve donc le sanctuaire chinois.

Le principal édifice est appelé Viharn Sian Fa (วิหาร​เซียน​ฟ้า). Les décorations intérieures sont sublimes et fourmillent de détails et de couleurs, les différents autels et les peintures mettant en avant des divinités chinoises par dizaines.

วิหาร​เซียน​ฟ้า

Les couleurs et divinités du Viharn Sian Fa

Ce temple possède six Viharn au total. Outre le principal, il y en a deux sur ses côtés, et trois à l’arrière. Quatre d’entre eux sont plus petits et accueillent un gardien du temple, chacun étant unique et associé à une couleur dominante et un point cardinal spécifique.

Une fois encore, les peintures dans ses quatre Viharn adjacents sont superbes et dépeignent de multiples divinités de la mythologie chinoise.

Les couleurs d'un Viharn adjacent

Les couleurs d’un Viharn adjacent

Un gardien du temple

Un gardien du temple

Le dernier pavillon, appelé Viharn Phra Photisat (วิหาร​พระ​โพธิสัตว์​), abrite une statue de la bodhisattva Guanyin et ses mille bras, indiquant son omniscience.

Dans son dos, un vitrail coloré arrose de lumière les lieux et donne un charme vraiment particulier à l’endroit.

Pour le dire brièvement, ce lieu de culte est l’un des plus beaux temples chinois en Thaïlande.

Un corridor qui relie les pavillons

Un corridor qui relie les pavillons

วิหาร​พระ​โพธิสัตว์​

Guanyin et ses multiples bras

Si vous n’êtes pas rassasiés, vous pouvez ensuite découvrir le Wat Onoï en tant que tel, dans la continuité du sanctuaire chinois.

Disposé au milieu d’un parc boisé, ce temple est avant tout connu pour son abbé en chef, nommé Phra Buddha Issara, qui s’est fait remarqué dans les dernières années pour ses prises de positions politiques.

Comme souvent en Thaïlande, qui dit moine connu dit monastère qui sort de l’ordinaire, l’originalité première du Wat Onoï, qui semble vivre en harmonie avec la nature, étant l’architecture de sa salle d’ordination.

Cet Ubosot, à l’écart de la plupart des autres bâtiments, est posé au centre d’un îlot entouré d’un étang, rappelant notamment la disposition de certains Ubosot dans le parc historique de Sukhothaï.

L'Ubosot sur son îlot

L’Ubosot sur son îlot

Sa singularité architecturale est toutefois d’être à l’air libre, sans portes ni fenêtres, semblant appliquer à la lettre un diction chinois qui voudrait que la porte la mieux fermée est celle que l’on peut laisser ouverte.

Au-delà même de cette particularité, la structure est originale dans sa conception et ses décorations, avec ses multiples ornements en stuc sur les arrêtes du toit, les gables et les lambrequins.

A l’intérieur, le bouddha tricolore des lieux est entouré de fines peintures murales, qui se retrouvent derrière lui mais aussi au niveau du plafond descendant.

วัดอ้อน้อย

échantillons des peintures murales

Échantillons des peintures murales

Coordonnées GPS: N 13°55’57 E100°0’16

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